Un bon grinder se choisit sur trois points : le nombre de parties, la matière et le diamètre. Pour un usage courant, un quatre parties en aluminium de 50 à 55 mm couvre à peu près tous les besoins. Le reste est affaire de préférence, pas de performance.

Cet article complète notre guide Bien entretenir son grinder : ici on choisit, là on entretient.

Deux, trois ou quatre parties : quelle différence ?

  • Deux parties — un couvercle, une base, des dents. On broie, on récupère au même endroit. Compact, peu cher, imbattable en déplacement. Pas de réserve.
  • Trois parties — une chambre de récupération sous les dents. La matière broyée tombe dedans : le grinder reste propre et sert de contenant.
  • Quatre parties — les trois précédentes, plus un tamis et un bac inférieur qui recueille le pollen (ou kief).

Le quatre parties est le plus vendu, et c'est justifié : la chambre de récupération est réellement pratique au quotidien. Mais soyez lucide sur le tamis — il faut plusieurs semaines d'usage régulier pour accumuler une quantité de pollen visible. Si vous consommez peu, vous payez pour un bac qui restera vide.

Voir le rayon Grinders.

Métal, acrylique ou bois ?

  • Aluminium — le meilleur rapport durée / prix. Les dents restent affûtées, le corps ne se déforme pas, et il se nettoie sans précaution particulière. C'est le choix par défaut.
  • Acrylique — très bon marché. Les dents s'émoussent, le plastique se raye et se fissure, et l'électricité statique retient une partie de la matière sur les parois. Correct comme dépannage, pas comme achat principal.
  • Bois — agréable en main et souvent joli. En pratique, les dents sont métalliques mais le corps absorbe les résidus, se nettoie mal et ne supporte pas un trempage à l'alcool. À choisir pour l'objet, pas pour la performance.

⚠️ Un point technique qui vaut le détour : sur un grinder en aluminium, l'anodisation est un traitement de surface qui protège le métal. Un aluminium anodisé ne s'oxyde pas et ne laisse pas de particules. Cherchez la mention.

Quel diamètre prendre ?

  • 40 à 45 mm — format de poche. Suffisant pour une petite quantité, vite limité au-delà.
  • 50 à 55 mm — le format polyvalent, celui qui convient à la grande majorité des usages.
  • 60 mm et plus — pour broyer des quantités importantes en une fois. Encombrant, et inutile si vous broyez au coup par coup.

Le diamètre ne change pas la qualité du broyage : il change la quantité par passage et la place dans la poche.

Les détails qui font la différence à l’usage

  • Un aimant central sur le couvercle : il maintient la fermeture et évite d'ouvrir le grinder par accident dans un sac. Détail mineur sur le papier, décisif à l'usage.
  • La forme des dents. Les dents en diamant coupent ; les picots pointus déchirent. Les premières donnent une matière plus régulière.
  • Le pas de vis. Un filetage franc se dévisse d'une main. Un filetage mal usiné se bloque dès que la résine s'y dépose.
  • Un racloir fourni avec les modèles quatre parties : indispensable pour récupérer le pollen sans abîmer le tamis.

Faut-il vraiment un grinder ?

Oui, pour une raison simple : une matière broyée régulièrement brûle régulièrement. Émiettée à la main, elle brûle par à-coups, tire mal et se consume en partie sans être utilisée.

Et une fois le grinder acheté, entretenez-le : c'est ce qui décide de sa durée de vie. Tout est dans Bien entretenir son grinder.